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Les amis pacifistes S. Zweig - R. Rolland

Ces lettres inédites apportent un témoignage exceptionnel sur ce monde disparu de l’entre-deux-guerres. Elles retracent l’atmosphère délétère de cette époque, hantée par les démons du nationalisme, avec en toile de fond la montée des totalitarismes et l’engrenage qui mena l’humanité d’un conflit à un autre.

Mise en espace Alain Daffos et Jean Stéphane

Lecteurs Alain Daffos, Jean Stephane

Complicité artistique Christelle Boizanté

Lumière Didier Glibert

Partenaires Mairie de Toulouse, Espace Bonnefoy


Spectacle présenté en création le samedi 26 novembre 2016 à l’Espace Bonnefoy ( bibliothèque) et le lundi 28 novembre 2016 (Petit théâtre)


Romain Rolland (1866-1944) et Stefan Zweig (1881-1942) : deux écrivains européens parmi les plus brillants de la première moitié du XXème siècle.
D’un côté, un grand prosateur français, de l’autre, son plus grand disciple.

Réunis par le même amour des lettres, ils vont entretenir une amitié de plus de trente ans, malgré les ruptures engendrées par les guerres et les désaccords politiques.

Entreprise à partir de 1910, cette sélection d’échange de correspondances regroupe des lettres écrites à partir de 1920 jusqu’en 1927, après la déflagration de la Première Guerre Mondiale puis dans les retombées de ce désastre, contre lequel tous deux s’étaient élevés.

Alors que la révolution russe a eu lieu, que se profile le krach de 1929, tous deux observent les attitudes des peuples, la situation morale de l’Europe, la montée du fascisme et l’apathie qui lui fait face.

Ces lettres inédites apportent un témoignage exceptionnel sur ce monde disparu de l’entre-deux-guerres. Elles retracent l’atmosphère délétère de cette époque, hantée par les démons du nationalisme, avec en toile de fond la montée des totalitarismes et l’engrenage qui mena l’humanité d’un conflit à un autre.

Tout en gardant les yeux ouverts les deux intellectuels qui ont toujours œuvré au rapprochement des hommes par l’art et la culture, sans distinction de races, de classes et de religion, nous exposent ici leur idéal où se devine la complexité des relations entre états, peuples et individus.


Ni religion, ni patrie, ni sexes, ni âges, aucune barrière à la fraternité des âmes, qui ont en elles un peu du feu fraternel

R. Rolland, le 10 juin 1910


Il faudrait qu’enfin vienne le temps où la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes devienne réalité

S.Zweig, le 29 janvier 1915


Un Nouveau devoir s’imposait à moi, une voie de salut pour tous, qui n’était ni l’acceptation de la violence, ni le renoncement à la vie, mais l’affirmation de l’âme libre, qui se refuse à transiger avec toute tyrannie, et dont la mission propre est de défendre contre les Réactions, comme contre les Révolutions, l’idéal sacré de la Liberté, de l’Esprit, - libre de tous les pouvoirs laïques et religieux, libre de toutes les églises, libre de toutes les Patries, libre de toutes les frontières nationales et sociales, - et fraternel à toutes les âmes libres du monde entier"

Romain Rolland, "Les Vaincus" drame en 4 acte de 1897


Date de création

26 novembre 2016 l’Espace Bonnefoy - Toulouse -